Files d’attente à la Préfecture de Versailles : un bilan toujours désastreux

Cela fait juste 3 mois que nous avons commencé le « comptage » et assuré une vigilance amicale à la file d’attente devant la Préfecture de Versailles ; j’y suis passée hier matin, avant l’ouverture des portes (8h30) ; voilà le bilan :

- toujours une file impressionnante : environ 180 personnes

- dans les premiers de la file : un commerçant de Versailles avec sa mère ; ils étaient là depuis 15h la veille ! (à ma connaissance : ils ont battu là un triste record) ; plus exactement, avec ses 2 frères, ils ont gardé à tour de rôle la place de leur mère malade qui n’arrive pas à obtenir des papiers malgré quatre interventions de M.Pinte en sa faveur !

- un policier était présent, derrière les barrières coté avenue, talkie-walkie à l’oreille

- après avoir discuté avec les agents de la préfecture à l’entrée, j’ai constaté, comme le disait déjà Daniel, que la préfecture en est revenue à ses horaires d’ouverture habituels des guichets, en particulier 8h45 et non plus 12h30 pour les « récépissés » ; il m’a dit que les gens entraient plus vite maintenant : davantage de tickets sont délivrés le matin car il y a deux guichets d’accueil ouverts ! effectivement, les personnes entrent plus vite mais cela ne règle en rien l’attente depuis la veille et pendant la nuit précédente ; il m’a semblé toutefois qu’à part les personnes qui ont passé la nuit dehors, celles arrivées à 6h du matin passaient bien plus vite (ex : une jeune femme africaine, venue à pied du Chesnay à 6h du matin avec son gamin dans la poussette, est entrée à 9h15) ; à 10h30, parait-il, mais je l’ai constaté de visu d’autres matins, tout le monde est à l’intérieur

- j’ai aussi eu confirmation qu’il n’y a que 2 ou 3 cartes de travail accordées chaque jour (3 le lundi), et qu’il faut être dans les tous premiers de la file pour en profiter (« passez la nuit ici » a dit le chef à un jeune travailleur africain qui se présentait « trop tard » dans la file, lui conseillant de rentrer chez lui pour aujourd’hui et de revenir demain beaucoup plus tôt…

Il faut faire quelque chose : le froid arrive et il y a vraiment DANGER à laisser des gens dehors toute une nuit, dans le froid, sans abri, sans commodités ; faut-il attendre un accident, un malaise, pour changer les choses ?

Catherine