Une expulsion particulièrement choquante évitée de justesse

Madame Aharram Bouchera, vivant en France depuis 2002 et souffrant d’un cancer a failli etre expulsée. C’est grâce à la mobilisation du CEFY, de la Ligue des Droits de l’homme, de RESF et des Médias que l’expulsion a échoué.

Madame Aharram Bouchera, habitante de Vernouillet (Yvelines), vivant en France depuis 2002, a été arrêtée vendredi à la Préfecture de Versailles, puis placée en rétention au Centre de Plaisir. Elle a failli être expulsée dimanche.

Heureusement, elle a refusé d’embarquer à Roissy et grâce à une mobilisation rapide du CEFY, de la Ligue des Droits de l’Homme et de RESF, une campagne de protestation a été efficacement relayée par les médias pendant toute la journée de dimanche (RTL, France info, France inter, le Parisien, BFM, TF1...). Le cabinet de Brice Hortefeux devant l’ampleur des protestations a finalement décidé de libérer Madame Aharram Bouchera et de donner des instructions pour la régulariser.

Madame Aharram a été opérée en 2003 d’un cancer de la thyroïde. Elle avait jusqu’à l’année dernière un titre de séjour pour soins médicaux. Son état de santé nécessite des soins à vie. Le refus de la préfecture de prolonger son droit au séjour n’était pas du au fait qu’elle n’a plus besoin de soins, mais au fait que la préfecture a estimé que les soins seraient possible au Maroc, pays dont elle a la nationalité. Mais la préfecture ne prend en compte que l’existence technique de tels soins, et non la possibilité réelle et financière d’y accéder.

Or Madame Aharram vit depuis plus de 5 ans en France. Ses parents résident régulièrement en France. Ils ont des cartes de séjour de dix ans. Sa soeur, ses deux frères sont de nationalité française. Elle vit chez sa soeur française, à Vernouillet, a un travail, paye des impôts. Elle est célibataire. Personne ne l’attend au Maroc. Sa vie est ici.