Violences policières et embarquements forcés

CONFERENCE DE PRESSE RESF - LUNDI 4 JUIN 11 HEURES LOCAL EDMP 8 IMPASSE CROZATIER 75012 PARIS (Métro Gare de Lyon Reuilly-Diderot)

par Webmestre de RESF78

Ci-dessous, le communiqué RESF annonçant une conférence de presse lundi .

Il s’agit d’apporter des témoignages sur les violences dont sont victimes les personnes qui refusent un embarquement forcé et de soutenir les passagers qui sont poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité.

A cette occasion , Pierre Corman projettera la séquence du film , qu’il a réalisé au Mali, où Sarra Diallo explique les brutalités dont il a été victime lui aussi sur un vol AIR France à destination de Bamako.

Tract RESF conf.de presse 4 juin 2007

Le 26 mai dernier l’intervention de passagers outrés des brutalités commises à l’encontre d’un Malien a amené la police à renoncer à l’expulser. Mais le reconduit, étranglé pour l’empêcher de crier, a dû être évacué sans connaissance, la langue pendante tandis qu’un passager, Michel Dubois, membre de l’équipe du cinéaste Laurent Cantet était interpellé et placé en garde à vue. Le vol pour Bamako a finalement été annulé.

De tels incidents, (mettant en cause des célibataires mais aussi des parents d’enfants scolarisés, voire des familles comme ce fut le cas en décembre pour Shpresa Raba molestée sous les yeux de ses enfants) ont souvent lieu sur les vols réguliers par lesquels sont expulsés les sans papiers et il est beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit que des passagers interviennent et parfois se retrouvent en garde à vue et mis en examen.
Outre les militants RESF et les personnalités qui pourront se rendre libres, seront présents :

1. Salif Kamaté, le Malien qui devait être expulsé le 26 mai, un représentant de Médecin du monde (qui suit Salif Kamaté) et son avocate Me Catherine Herrero

2. Michel Dubois, collaborateur de Laurent Cantet, placé en garde à vue quelques heures en garde à vue et son avocate Me Dominique Noguères, le cinéaste Laurent Cantet et des passagers du vol Paris Bamako annulé le 26 mai

3. Des personnels d’Air France et de Aéroports de Paris, les syndicalistes CGT, CFDT et Sud de Roissy et d’Orly

4. Les témoignages d’une autre passagère, qui a voyagé de Paris à Bamako sur un autre vol Air-France le 28 avril, qui sera jugée le 3 juillet pour des faits identiques et de Kadidja, militante APEIS mise en examen pour être intervenue en novembre dernier dans les mêmes conditions sur un vo identique, François Auguste, Vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes lui aussi mis en examen pour des faits semblables sur un vol Lyon-Paris en décembre.

5. Des militants RESF de Méru (Oise) mis en examen pour diffamation, message de Florimond Guimard

Avec cette conférence de presse, le RESF entend :

- Montrer que la politique inhumaine du gouvernement à l’égard des sans papiers a nécessairement des retombées sur le reste de la population.

- Refuser la mise au pas, à coup de matraques et de condamnation de tous ceux qui n’acceptent pas les injustices commises en leur nom.
Appeler l’ensemble des organisations attachées à la défense des droits de l’Homme à manifester leur soutien actif aux personnes poursuivies pour « délit de citoyenneté » au travers d’un collectif de défense ouvert à toutes les compétences et bonnes volontés.

- Placer Air France devant ses responsabilités : les violences auxquelles donnent nécessairement lieu les expulsions donnent de cette compagnie une image déplorable. Il serait du devoir moral et de l’intérêt d’Air France de ne pas collaborer à ces reconduites et de refuser de mettre sous les yeux de ses passagers et personnels le spectacle lamentable auquel donnent lieu les expulsions. Quoi qu’il en soit, le RESF appelle à rendre ces faits publics et dénonce une politique qui est non seulement inefficace et coûteuse, mais surtout inhumaine et attentatoire aux droits fondamentaux et aux libertés.