MOHAMED, chef pâtissier

par Webmestre 2 de RESF78

Voilà maintenant ce que je sais faire. C’est un fraiser pour 240 personnes que j’ai réalisé. Bon appétit !

Je me prénomme Mohamed mais moi je préfère qu’on m’appelle MOMO.
Je suis né en Côte d’Ivoire en mai 1997.
J’ai quitté mon pays en décembre 2014, pour suivre un « manager » sportif en Finlande, qui me promettait une belle carrière en tant que footballeur professionnel. Hélas les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Six semaines après mon arrivée ? on me faisait comprendre que je n’étais pas retenu. Seul en Finlande, ne connaissant personne et ne parlant pas la langue, j’ai décidé, avec le peu d’argent qu’il me restait, de venir en France.

Dès mon arrivée ? je me suis trouvé confronter à de nombreuses difficultés auxquelles je n’avais pas pensé. Un contact que j’avais ne pouvait plus m’héberger. J’ai erré plusieurs jours et nuits dans les rues totalement désespéré.
Une dame croisée par hasard m’a conduit auprès d’une association et ensuite j’ai été pris en charge par l’ASE.

J’étais logé à l’hôtel et j’avais des chèques service pour me nourrir.
Mais rien n’avançait sur le plan orientation et formation, malgré mes demandes.

J’ai été en contact avec RESF et en novembre 2015 on m’a présenté à un parrain bénévole. Nous avons travaillé ensemble quotidiennement sur l’orientation, pour confirmer mon projet, et passer à la recherche d’un maître d’apprentissage. Trois semaines plus tard je signais un contrat d’apprentissage en pâtisserie et j’entrais au CFA de Versailles, avec une immense envie de réussir.

Deux ans après, à la fin de mon apprentissage, mon métier en main, je partais à la recherche d’un nouvel employeur.

J’ai signé un contrat chez « Paul le boulanger » en tant que pâtissier. J’ai suggéré à mon nouvel employeur quelques idées de nouveaux gâteaux, ce qu’il a vraiment apprécié. Constatant mon esprit d’initiative et la qualité de mon travail, il m’a proposé à l’issue des trois mois d’essais, de prendre le poste de « Chef Pâtissier ».

Je suis très satisfait de cette rapide promotion, et je souhaite continuer à progresser. Aujourd’hui je suis heureux d’être en France.
Et maintenant je me dis : « Pourquoi pas un jour avoir ma propre affaire ».